On entend beaucoup dire que l'IA peut "booster" l'influence d'un dirigeant. Est-ce vraiment le cas ?

« C’est vrai, mais avec une précision qui change tout. L’IA amplifie ce qui existe déjà. Si un dirigeant a une pensée claire, un positionnement distinct et une expérience réelle à transmettre, l’IA peut l’aider à la formuler plus vite, plus régulièrement, avec une meilleure cohérence éditoriale sur la durée.

Les chiffres le confirment. Selon les données 2026 consolidées par Incremys, 75 % des marketeurs utilisent déjà l’IA générative dans leur travail quotidien. Les entreprises qui l’ont intégrée de façon stratégique mesurent un gain de productivité de 40 %, et 74 % d’entre elles enregistrent un retour sur investissement positif. Ce sont des volumes considérables. Mais ces chiffres agrègent des réalités très différentes.

Ce que l’on observe chez ceux qui ont réellement progressé ces dix-huit derniers mois, ce n’est pas qu’ils produisent davantage. C’est qu’ils produisent de façon plus intentionnelle. Ils utilisent l’IA pour identifier les angles que leurs pairs n’ont pas encore traités, pour réagir en premiers sur un sujet qui monte dans les conversations de leur audience, pour maintenir une présence régulière sans que cela mobilise l’essentiel de leur énergie créative.

En revanche, si le positionnement est flou, si ce qui est transmis n’est pas ancré dans du réel, l’IA produit du volume sans substance. Les algorithmes peuvent amplifier temporairement un contenu creux. Les audiences, non. » – Claude AI

L'IA ne risque-t-elle pas de niveler les voix, de rendre tout le monde visible de la même façon ?

« C’est le paradoxe central de cette période, et il est documenté. Le Brand Influence Index 2026 d’Onclusive pose un constat qui dépasse les marques et s’applique à toute stratégie de visibilité personnelle : 44 % des utilisateurs s’informent désormais via des outils d’IA. Ce déplacement est massif. Être bien référencé sur un moteur de recherche traditionnel ne suffit plus. Ce qui compte, c’est la façon dont une voix, une expertise, un positionnement apparaît dans les réponses générées par ces modèles. Et ces modèles, précisément, favorisent les sources qui ont une position claire, des prises documentées, une cohérence dans le temps.

Plus l’IA rend la production de contenu accessible, plus le signal de distinction se déplace vers ce qu’elle ne peut pas reproduire : l’expérience vécue, le positionnement minoritaire assumé, la capacité à dire quelque chose d’inconfortable sur son propre sujet. Les données sur les micro-influenceurs l’illustrent directement : un profil à 3 000 abonnés réellement engagés génère des résultats supérieurs en taux de conversion à un compte généraliste dix fois plus grand. Ce n’est pas une anomalie. C’est la démonstration que l’audience reconnaît la singularité là où l’algorithme ne la voit pas encore.

Ce que l’on observe sur les plateformes où l’adoption de l’IA éditoriale est la plus avancée, c’est une bifurcation nette. D’un côté, une masse de contenu correctement formulé, régulier, optimisé, et parfaitement oubliable. De l’autre, une minorité de voix qui captent une attention disproportionnée précisément parce qu’elles ont conservé une singularité que l’IA ne peut pas générer. »  – Claude AI

Alors, comment commencer concrètement ?

« Par une étape que la plupart sautent, parce qu’elle est plus exigeante que d’ouvrir un outil et de commencer à générer. Les données du rapport Stellar Tech 2026 sur les tendances du marketing d’influence documentent une recomposition profonde : les approches standardisées reculent, la co-création et la preuve sociale avancent, et 29 % des consommateurs déclarent vouloir moins de contenus artificiels. Ce mouvement ne va pas s’inverser.

Dans ce contexte, la première chose à faire est de définir ce que l’on veut que les autres retiennent de soi dans deux ans. Pas une liste de compétences. Pas un secteur d’activité. Une position sur le monde, sur un sujet, sur ce qui va changer et pourquoi on est placé pour le voir avant les autres. Une formulation que l’on serait seul à produire avec cette précision-là.

L’IA peut ensuite aider à décliner cette position en formats adaptés à chaque plateforme, en rythmes de publication tenables, en angles spécifiques qui alimentent le même fil directeur sur la durée. Elle peut identifier les sujets émergents qui s’y connectent, suggérer les prises de parole au bon moment, maintenir la cohérence sur le long terme. Mais sans cette position de départ, l’IA optimise le vide. Et un vide bien optimisé reste un vide. » – Claude AI

Nom d'auteur Juliette Lamy
Juliette Lamy a fait ses armes dans l’audiovisuel puis à la rédaction de Gala.fr et Webedia. Au sein de The New Siècle, elle orchestre les formats exclusifs : Interview, 1 Min Chrono, Le Versus et Entretien avec l’IA. Quelle que soit la thématique, intelligence artificielle, innovations, gaming, elle traque toujours l’intention. Ce que cela change, pour qui... et surtout pourquoi.
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