
Bûche, foie gras, huîtres, morilles… Le champion des fêtes est-il vraiment celui qu’on croit ?
Plus que quelques semaines d’attente avant le dîner le plus fastueux de l’année. Foie gras, saumon, huîtres, champagne… S’il y a bien un repas pour lequel les Français ne lésinent pas sur le budget, c’est le dîner du réveillon de Noël. En 2025, les tables de fête perdent-elles leur classicisme au profit de produits plus abordables ? Décryptage du repas de fête des Français, entre idées reçues et réalité.
En 2025, la tradition de Noël tient encore la table
Lorsque l’on évoque les fêtes de Noël en France, certains mets nous viennent instinctivement à l’esprit : la dinde et ses fameux marrons, le saumon fumé à souhait, le foie gras accompagné de son chutney aux figues, les huîtres du Nord ou encore le célèbre plateau de fromages fastueux. Force est de constater qu’en 2025, ces mets ont toujours autant de succès. Les Français, à l’instar des Espagnols, restent très attachés aux traditions des repas de fête et ne dérogent pas aux classiques du genre.
Selon les données de consommation publiées par les filières agroalimentaires et les distributeurs, plus de 7 foyers sur 10 déclarent maintenir un menu « traditionnel » pour le réveillon. Le foie gras reste l’un des produits les plus symboliques même si les volumes achetés tendent à diminuer au profit de formats plus petits ou de recettes alternatives. Les huîtres conservent également une place centrale avec près de 110 000 tonnes consommées sur la période des fêtes, confirmant leur statut d’incontournable du réveillon français.

Du côté des plats, la volaille reste reine. Dinde, chapon ou pintade dominent toujours les tables, même si certains ménages se tournent vers des pièces plus modestes ou des recettes revisitées afin de contenir le budget. Le saumon fumé, quant à lui, demeure un produit phare, présent dans plus de la moitié des menus de Noël, souvent servi en entrée pour marquer le caractère festif du repas.
Après le salé, la bûche de Noël reste, elle aussi, très appréciée. En 2025, elle reste quasi incontournable : près de 9 Français sur 10 affirment en consommer lors des fêtes. Si la bûche maison séduit encore une partie des foyers, la majorité se tourne vers des versions pâtissières ou artisanales. Certains n’hésitent pas à investir plusieurs dizaines d’euros pour une création signée, symbole d’un moment d’exception et de partage, même dans un contexte budgétaire plus serré…
Quand l’économie s’invite au réveillon
Bien que le repas de Noël, et plus généralement les dépenses associées à ce dernier, comme les décorations ou encore les cadeaux, soient une priorité pour les Français, la majorité d’entre eux se retrouve rattrapée par la crise économique. Pour Noël 2025, l’étude d’Ankorstore sur les fêtes de fin d’année et le pouvoir d’achat des Français évoque un panier de courses moyen de 470 €, en baisse de 7,5 % par rapport à 2024. Une tendance qui s’explique notamment par le coût de certains aliments.
Les huîtres, par exemple, se font de plus en plus rares et chères, notamment à cause de l’interdiction de vente de la production du bassin d’Arcachon. Le kilo d’huîtres a en moyenne augmenté d’un euro comparé à 2024. Le secteur est tendu, aussi bien pour les consommateurs que pour les ostréiculteurs, pour qui cette période de l’année est cruciale et constitue presque la moitié des recettes annuelles.

L’addition du foie gras risque elle aussi de faire mal au portefeuille. En effet, malgré la reprise de la production après la grippe aviaire de 2022, qui avait mis le secteur à sec, les producteurs ont déboursé de grandes sommes pour vacciner leurs bêtes, ce qui se répercute indéniablement sur le prix du produit final. Selon une étude récente, 45 % des Français estiment que les fêtes constituent une source de stress financier, un sentiment accentué au sein des foyers avec enfants mineurs.
La bûche de Noël, vainqueur incontesté des fêtes
La table de fête des Français reste l’une des plus fastueuses d’Europe. Et si, cette année, certains devront faire l’impasse sur une ribambelle d’entrées ou sur des plateaux de fromages trop généreux, une certitude demeure : la bûche de Noël ne disparaît pas des tables. En 2025, plus d’un Français sur deux (51 %) la cite comme le mets incontournable des fêtes, devant le foie gras. Mieux encore, près de 6 Français sur 10 déclarent consommer une bûche le soir du réveillon. Qu’elle soit faite maison ou signée par de grandes pâtisseries, la bûche s’impose comme le dessert de référence de la gastronomie de Noël. Et chaque année, les maisons rivalisent d’inventivité pour proposer des créations toujours plus spectaculaires, confirmant le statut à part de ce dessert devenu un rituel autant qu’un symbole.

En 2025, s’il y a bien une pâtisserie qui nous a fait de l’œil, c’est la bûche danseuse du Café de la Paix, à Paris. Un gâteau aussi délicat que magnifique, qui rend hommage aux 150 ans de l’Opéra Garnier. Confectionné par le Café de la Paix et la Maison Repetto, le gâteau en forme de jupon de danseuse fait la part belle au ballet de Noël. Imaginée par le chef pâtissier Simon Letaillieur, la pâtisserie est composée d’une mousse mandarine-vanille, d’une génoise à l’eau de rose, d’un croustillant praliné-pistache et d’un insert de mandarine confite et crémeux chocolat au lait. Un dessert d’exception qui apportera une touche féerique aux tables de Noël. Malgré le contexte économique tendu, les tablées de Noël restent un moment fort dans l’année des Français. Plutôt que de miser sur un buffet gargantuesque, l’accent sera cette année porté sur la bûche, la véritable star des tables de fête.
Le repas de Noël 2025 raconte moins une révolution des assiettes qu’un équilibre subtil entre attachement et ajustement. Les Français continuent de s’accrocher à leurs repères culinaires, quitte à réduire les quantités ou à arbitrer autrement. La bûche s’impose encore comme le cœur symbolique de la table, parce qu’elle concentre à elle seule l’idée de fête, de transmission et de plaisir partagé. Autour d’elle, huîtres, bûches ou mets plus rares composent une partition plus modulable, influencée par les traditions familiales… mais aussi par le budget. Noël reste ainsi ce moment suspendu où l’on accepte de faire un effort, parfois au prix de quelques concessions…
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