
Entretien avec l’IA : jusqu’où fonctionne le mythe de l’influenceur accessible ?
Pendant des années, Léna Situations a incarné l’archétype de la « copine d’Internet » : naturelle, spontanée et proche d’une communauté de millions d’abonnés qui l’a vue grandir dans sa chambre d’étudiante et a passé ses étés avec elle via ses vlogs d’août. Mais au fil des vagues de critiques récurrentes sur son train de vie de plus en plus ostentatoire, le vent semble tourner. Une partie du public lui reproche désormais une déconnexion grandissante de la réalité. Ce retour de bâton est-il le signe que le modèle même de l’influence « de proximité » arrive à saturation ? TNS a interrogé ChatGPT pour répondre à cette question.
La polémique autour de Léna Situations montre-t-elle qu'elle a changé, ou est-ce notre regard sur les créateurs de contenu qui a évolué ?
« C’est un mélange des deux, mais c’est surtout le résultat d’un piège structurel inhérent à la création de contenu. Léna Mahfouf a bâti son succès sur un pacte d’authenticité et de proximité. Le problème est que l’économie des réseaux sociaux récompense précisément la réussite financière. En quelques années, la créatrice qui filmait des vlogs depuis sa chambre s’est hissée au sommet d’un empire économique : près de 5 millions d’abonnés sur Instagram, la création de sa marque Hôtel Mahfouf (estimée entre 5 et 8 millions d’euros de chiffre d’affaires), des partenariats générant plus de 2,8 millions d’euros par an, et trois participations au prestigieux Met Gala à New York.
Ce n’est pas tant que sa personnalité a changé, c’est que son cadre de vie n’a plus rien à voir avec celui de son audience. La friction survient lorsque le discours de la « copine ordinaire » persiste alors que les projets affichés appartiennent à une élite. Lorsqu’elle fait la promotion d’un séjour Airbnb à plus de 3 000 € la nuitée à Marseille, en plein contexte d’inflation et de crise du logement, le grand écart semble devenir intenable pour des abonnés qui galèrent à boucler leurs fins de mois. Le public tolère la réussite, mais il semble mal supporter la dissonance entre la promesse d’accessibilité et la réalité des privilèges. » – ChatGPT
Pourquoi la relation parasociale qui faisait la force des influenceurs se retourne-t-elle si violemment contre eux ?
« La relation parasociale repose sur une illusion d’intimité : l’abonné a l’impression d’entretenir une véritable amitié avec le créateur. Tant que le créateur partage aussi les galères du quotidien, l’identification fonctionne parfaitement.
Mais cette intimité artificielle crée des attentes démesurées. Sur Internet, la déconnexion perçue d’une figure proche est vécue comme une rupture de contrat moral. Quand un simple contenu est ressenti comme un étalage de luxe ou un « bon plan » totalement inabordable, l’audience ne voit pas juste une mauvaise opération commerciale : elle ressent du mépris ou de la trahison.
C’est ce qui explique la violence des réactions face à des figures pourtant adulées.
Les études sociologiques sur les réseaux sociaux décrivent ce phénomène comme le choc du « paradoxe de l’authenticité marchandisée ». Le modèle économique de l’influence exige de transformer de la proximité en valeur marchande. Mais dès que la réussite financière isole le créateur dans une bulle sociale, la promesse d’horizontalité s’effondre.
L’impact de Léna Situations auprès des marques de luxe est colossal, une seule de ses campagnes pour Dior a pu être évaluée à plus de 4,7 millions de dollars de valeur médiatique par Launchmetrics. Mais plus sa valeur marchande grimpe aux yeux de l’industrie du luxe, plus sa valeur affective s’effrite auprès d’une partie de sa communauté d’origine. » – ChatGPT
Le modèle de l'influenceur « accessible » est-il définitivement mort ?
« Il s’est profondément fragmenté. Nous assistons à la fin d’un cycle naïf où l’on pouvait faire croire qu’une superstar des réseaux sociaux restait une personne ordinaire. Deux trajectoires se dessinent désormais pour les créateurs de contenu.
D’un côté, certains effectuent leur « transition de star » : ils assument pleinement leur statut de célébrité, leur fortune et leurs entrées dans le monde de la mode ou du cinéma, à l’image du double de cire de Léna au Musée Grévin ou de ses collaborations avec Vogue. Ils continuent de fasciner, mais sur le terrain de l’aspirationnel et du divertissement, plus sur celui de la camaraderie.
D’un autre côté, le public se tourne vers de nouveaux créateurs émergents sur TikTok ou YouTube, des micro-influenceurs qui réincarnent cette authenticité brute perdue par les piliers du secteur. À l’image de Djulzzzz, qui partage son quotidien et ses conseils lifestyle sans filtre, ou de Ramzi Zemmouchi (alias @heyramzi), qui mise sur un ton de « pote » ultra-proche de sa communauté pour ses bonnes adresses et ses vlogs, ces nouveaux visages recréent ce lien de proximité immédiate.
Le mythe de l’accessibilité ne disparaît pas : il se déplace simplement vers de nouveaux visages, jusqu’à ce qu’eux aussi franchissent le seuil de la notoriété et de la richesse, perpétuant ainsi un éternel recommencement. » – ChatGPT
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