
Entretien avec l’IA : Un président a-t-il le droit d’emprisonner un autre président ?
Les images ont fait le tour du monde. Le 3 janvier 2026, le président vénézuélien Nicolás Maduro est capturé par les autorités américaines, dans une scène jusqu’alors inimaginable dans l’ordre diplomatique contemporain. Accusé de « narcoterrorisme », il est placé en détention et restera incarcéré jusqu’à sa prochaine audience. Pendant ce temps, au Venezuela, Delcy Rodríguez, nommée présidente par intérim, consolide son pouvoir et décrète l’état d’urgence. Une séquence digne d’un film qui soulève une question fondamentale : un chef d’État a-t-il le droit d’emprisonner un autre président ? Pour le savoir, TNS s’est entretenu avec ChatGPT.
Sur le plan du droit international, un président peut-il légalement faire arrêter un autre chef d’État en exercice ?
« En droit international, un président en exercice bénéficie d’une immunité quasi absolue dite “immunité de juridiction”. Cela signifie qu’il ne peut pas être arrêté ou poursuivi par un autre État tant qu’il exerce ses fonctions officielles. Cette protection est largement reconnue par la pratique internationale et des instruments comme la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, car elle vise à garantir la stabilité des relations entre États et à éviter les conflits diplomatiques majeurs.
Cependant, il existe des exceptions très limitées. Un président accusé de crimes internationaux graves — génocide, crimes contre l’humanité, terrorisme ou trafic de drogues transnational — peut faire l’objet d’un mandat d’arrêt par des juridictions internationales, comme la Cour pénale internationale. Dans ce cas, la légitimité ne vient pas d’une arrestation unilatérale par un autre président, mais d’une procédure judiciaire multilatérale reconnue internationalement.
En pratique, toute arrestation directe d’un président en exercice par un autre pays reste illégale et constituerait une violation grave de la souveraineté nationale. Seuls les chefs d’État déchus ou n’exerçant plus leurs fonctions peuvent être arrêtés selon la loi nationale d’un État, ce qui réduit les risques de conflit diplomatique. » – ChatGPT
Existe-t-il d’autres exemples de chefs d’État arrêtés par un autre chef d’État ?
« Les cas où un chef d’État en exercice est directement arrêté par un autre pays sont extrêmement rares, car ils violent généralement le principe d’immunité des chefs d’État. La plupart des arrestations de dirigeants se produisent après leur chute ou leur exil, ce qui les rend légalement possibles. Par exemple, le président tchadien Hissène Habré a été arrêté en 2013 au Sénégal après avoir été contraint à l’exil, mais son arrestation a été le résultat d’une procédure judiciaire internationale initiée par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, et non d’une action directe d’un autre chef d’État.
Un autre exemple concerne Manuel Noriega, l’ancien dictateur panaméen. Il a été capturé par les forces américaines en 1989 après l’invasion du Panama, officiellement pour des raisons de lutte contre le trafic de drogue. Cette opération a suscité une forte controverse, car elle constituait une violation de la souveraineté nationale du Panama, mais elle a été justifiée par les États-Unis comme une mesure de sécurité nationale. Noriega a ensuite été jugé aux États-Unis et incarcéré. » – ChatGPT
Comment une telle action du président américain affecte-t-elle les relations bilatérales et la crédibilité des États-Unis sur la scène internationale ?
« Sur le plan bilatéral, elle est perçue comme une violation de la souveraineté nationale, ce qui peut entraîner une rupture des relations diplomatiques, des sanctions, voire des mesures de rétorsion. Les alliés et partenaires des États-Unis peuvent se retrouver dans une position délicate, contraints de choisir entre soutenir Washington ou défendre les principes du droit international.
Sur le plan international, la crédibilité des États-Unis peut être fortement affectée. D’un côté, certains acteurs peuvent saluer l’action si elle est présentée comme la lutte contre le crime organisé ou le terrorisme. De l’autre, beaucoup y voient une posture unilatérale et interventionniste qui fragilise l’image de l’Amérique comme garant du droit international et de la stabilité mondiale. » – ChatGPT
Cette affaire annonce-t-elle un nouveau rapport de force où le droit international cède face à la loi du plus puissant ?
« Cette affaire ne marque pas à elle seule la fin du droit international, mais elle en révèle clairement les fragilités. Le droit international repose moins sur une autorité coercitive que sur le consentement des États et le respect des équilibres de puissance. Lorsqu’un État suffisamment puissant agit unilatéralement, il met en lumière cette réalité : le droit existe, mais son application dépend largement de la volonté politique et du rapport de force.
Ce type d’action contribue à banaliser l’idée que la puissance peut primer sur les règles communes, surtout lorsque celles-ci ne sont pas assorties de mécanismes de sanction efficaces. À long terme, cela risque d’affaiblir la confiance dans l’ordre international et d’encourager d’autres États à contourner les normes juridiques lorsqu’ils en ont les moyens. En ce sens, plus qu’un basculement soudain, cette affaire s’inscrit dans une tendance où le droit international est de plus en plus mis à l’épreuve par la “realpolitik” (NDLR : politique étrangère fondée sur le calcul des forces et l’intérêt national) et la hiérarchie des puissances. » – ChatGPT
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