
Comment les conciergeries de luxe ont fait du temps un symbole de luxe ultime
Une Aston Martin qui vous attend à l’aéroport, des billets introuvables pour la finale de Roland-Garros, un chef étoilé qui débarque à domicile un soir de semaine… Ces petits miracles logistiques ont un point commun : ils font gagner un temps précieux à ceux qui en bénéficient. Et aujourd’hui plus que jamais, le temps est le trésor le plus convoité dans le secteur du luxe. Alors, comment ces conciergeries de luxe apportent des réponses concrètes aux désirs d’une élite surmenée ? Pour y répondre, nous avons contacté l’une d’elles : Inari.
Vivre le luxe plutôt que le montrer : l’essor de l’expérience
Pendant des décennies, le luxe s’est souvent résumé à posséder des objets de prestige. Des analyses sociologiques, telles celles de Veblen ou Bourdieu, montrent que ces objets servaient d’affirmation de rang social et d’ostentation de richesse pendant une grande partie du XXe siècle et au-delà. Mais la donne a changé, selon une étude Ipsos réalisée en 2025, 86% des consommateurs fortunés préfèrent s’offrir un séjour d’exception en famille plutôt que d’acheter un énième accessoire de luxe. Le summum du luxe n’est plus une question d’avoir, mais d’être et de vivre.
« Le luxe contemporain se définit par la qualité de ce qui est vécu, ressenti et partagé », affirme Corentin Thierry, fondateur d’Inari. Ce dernier a bâti sa conciergerie sur cette conviction : ses clients ne recherchent pas un logo ou une étiquette, ils veulent des émotions inoubliables. Des moments qui demandent une organisation minutieuse. « Le véritable luxe, c’est l’art de l’invisible », aime-t-on rappeler chez Inari, où l’on œuvre dans l’ombre pour que la magie opère sans accroc.
Ce basculement s’inscrit dans une tendance sociétale plus large. Face aux crises et aux préoccupations environnementales, nombre de clients haut de gamme remettent en question la course à la possession. Le prestige se mesure moins à la taille du diamant qu’à la rareté de l’instant vécu. Les grandes marques l’ont d’ailleurs compris : hôtels de luxe, restaurants éphémères, événements exclusifs ou encore accès VIP à des lieux fermés au public… Elles investissent désormais autant dans l’expérience que dans le produit. Inari Conciergerie, en tant qu’acteur agile, s’engouffre dans cette brèche en proposant de créer ces expériences sur mesure pour chacun de ses clients. Une façon de renouer avec « une certaine idée du luxe : humain, attentif et sincère », comme le revendique la maison.
Le remède à la « charge mentale » des élites
Si le luxe se vit plus qu’il ne se montre, encore faut-il avoir le temps de le savourer. Or, les individus les plus fortunés sont souvent ceux qui manquent le plus de temps libre. Ils sont confrontés à une surcharge mentale permanente : un agenda millimétré, mille détails logistiques à gérer et la pression de réussir aussi bien leur vie professionnelle que personnelle. C’est là qu’interviennent les conciergeries privées de luxe, perçues de plus en plus comme un investissement en bien-être.
À l’image de Inari qui s’est fixé comme mission de « Retirer la charge mentale, simplifier, anticiper et redonner du temps ». Concrètement, la conciergerie se charge de tout ce qui parasite l’esprit de ses clients afin qu’ils puissent se concentrer sur l’essentiel (leur famille, leurs passions, leurs affaires). Besoin de coordonner un déménagement express pendant un voyage d’affaires ? Inari gère les prestataires à distance. Un anniversaire surprise à organiser ? La conciergerie propose des idées sur-mesure, réserve traiteur, décorateur et orchestre en toute discrétion.
En déléguant ces tâches, les clients se libèrent d’un poids. « On travaille pour leur santé mentale, même si ce n’est pas monétisable », souligne ainsi Fabrizio Lo Gioco, dirigeant de The Black Fox, une conciergerie haut de gamme belge.
Cette externalisation du quotidien ne profite pas qu’aux milliardaires. La conciergerie de luxe s’est démocratisée auprès d’une frange plus large des CSP+ en quête d’optimisation. Avoir “son” concierge attitré, c’est un peu comme posséder une clé passe-partout pour déverrouiller les soucis logistiques.
La dimension humaine comme valeur ajoutée
C’est de ce constat qu’est née Inari Conciergerie, jeune maison parisienne fondée par Corentin Thierry. « Lorsque tout devient accessible, le temps redevient la ressource la plus précieuse », clame la maison.
Dans cet univers, la confiance est reine. Pas de luxe sans confidentialité absolue, sans fiabilité à toute épreuve. Inari Conciergerie l’a érigé en credo : « Discrétion, élégance, fluidité ». À la différence des géants du secteur (tel que John Paul, qui traite plus d’un million de requêtes annuelles dans le monde), Inari, tout comme Montaigne Conciergerie, a choisi de rester une structure à taille humaine.
Le fondateur Corentin Thierry gère personnellement les nouveaux clients, un peu à la manière d’un tailleur qui prendrait les mesures. « Chaque demande est une pièce unique », résume-t-il. Cette approche artisanale du service exige du temps et elle se traduit par des échanges réguliers, souvent informels, pour mieux cerner la personnalité de chacun.
Au fil de ces interactions, une relation de longue durée se noue. La conciergerie devient un allié du quotidien, presque un confident. « Nous voulons incarner un luxe à visage humain », insiste Corentin Thierry, qui a lui-même côtoyé l’excellence de service dans la haute gastronomie puis la joaillerie. De fait, le prestataire de service se veut proactif : il ne s’agit pas seulement d’exaucer les souhaits mais de proposer des idées auxquelles le client n’avait pas pensé, avec justesse et pertinence.
En retour, les clients, comme chez Inari, restent farouchement loyaux. Car comment revenir en arrière une fois qu’on a goûté à ce confort sur-mesure ? Le bouche-à-oreille opère discrètement son effet parmi les cercles de privilégiés. Inari, bien que jeune, a déjà su convaincre quelques grands noms (que la conciergerie se garde bien de citer) en quête d’un service plus flexible et intime que les offres standardisées de certaines banques privées.
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